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Nausée

Une douce main qui parcours un corps fatigué, un corps chaud contre un corps froid, quatre jambes qui batifolent. C'est sûrement ce qui rend la solitude insupportable.

 

Où commence la politesse et où s'arrêtent les règles de bienséance, où commence la sincérité et où s'arrête la colère. Pourquoi les dissocier? à cette question, je répond simplement que c'est en appelant les choses par leur nom qu'on évite un certain nombre de situations désagréables.

Mais si tout est clair, où est la surprise?

 

Une des principales difficulté que je rencontre avec l'écriture, c'est que mes doigts, malgré des heures de danse sur les touches, ne parviennent pas à suivre la cohue d'idées qui traversent mon esprit. Peut être notre esprit n'est il pas destiné à s'ouvrir.

 

Quand j'essaie de voir si je suis le chemin qui me parait le plus juste, je me rend compte que je suis au regret de ne pas me considérer comme fier de ma conduite.

 

Même avec ces heures passées à communiquer, je ne maîtrise pas le langage corporel et je maîtrise ma langue, mais pas cet autoroute qui achemine les idées de la boite crânienne à ce trou béant qui ne pourrait demander qu'à expulser.

 

Enfin, c'est sûrement là haut que je ne réussi pas à dire ce que je pense, parce que je ne sais pas ce que je pense. J'ai longtemps essayé de voir l'humain comme une machine, répondant à des stimuli, une action en engendre une autre. Mais je suis forcé de constater que ça n'est pas immuable. Toutes les sciences s'appliquent au vent, au sable qui n'évoluent pas comme l'humain. Les animaux s'adaptent, évoluent, le vivant évolue. Une pierre restera pierre, une feuille de papier ne sera que des morceaux d'arbres. ( C'est marrant parce que le roman de Sartre la nausé dit le contraire )

 

Tout ça pour dire que j'y suis confronté avec insistance depuis un mois, nous avons des caprices, des envies, des besoins... Nous ne sommes pas des montagnes ( trop gros ça, des cailloux plutôt), nous connaissons la faim, la satiété, le sommeil, l'envie et tellement d'autres choses que mon éducation ne confère pas aux cailloux, peut être que j'ai été trompé, mais jamais je n'ai vu une montagne pleurer, courir ou ronfler, ni même manifester un signe de vie. Les éboulements ont une explication, le désir d'aller au delà des étoiles peut s'expliquer avec Freud, mais certains ne sont pas en accord avec ça.

 

Ju m'a proposé comme constat que je suis incapable de supporter la solitude nécessaire.

 

Je ne penses pas qu'il ai tord, mais je ne sais pas si c'est pas en réaction à un abus de solitude nécessaire qui est devenu solitude étouffante.

 

à force de ne pas me sentir à l'aise dans un monde et de chercher ma place ailleurs, d'emprunter des routes sans compagnon, j'ai pris l'habitude de m'isoler. Peut être est ce une réaction, une impulsion de changement qui me pousse à vouloir regarder ailleurs. ça ne veux pas dire que je ne continue pas la route, je ne regarde simplement pas devant moi.

 

Je reviens sur l'être humain qui n'est pas machine. Pourtant, la publicité réussi à berner, à créer des envies et les présenter comme nécessitées, en conditionnant, il suffit d'appuyer sur un bouton pour ouvrir le tiroir qu'on convoite et dépouiller son semblable de ses qualités. Enfin, ses semblables... Pour peu que les voleurs se sentent pas à leur place, il n'auront peut être aucun remord à piller des inconnus.

 

 

Camus m'a expliqué que les projets sont la renonciation à la liberté.

 

Mais suis je vraiment libre? Je préfère le chauffage entre quatre murs que la chaleur d'un monde d'infinies possibilités, je suis probablement conditionné. J'espère presque l'avoir mal été, et que les conditionnés sont heureux.

 

C'est pas vraiment par altruisme, c'est plutôt qu'une vie comme je vois la mienne manque d'intérêt. Je m'accroche à moi. Je serai toujours là pour moi, et si ça n'est pas le cas, je ne serai plus là pour le voir. Comme ça, pas de mauvaises surprises.

 

Pas de bonnes non plus.

 

Pas de surprises.

 

à quoi s'accrocher? à des amis qui choisissent d'aller et venir au gré du vent? à des sac d'oestrogène qui se présentent quand plein?

 

Et quand bien même. J'ai encore eu l'amer constat de ne pas être capable de m'impliquer 'assez', mes engagements ne satisfont pas les autres et j'ai la sensation qu'ils ne me satisfassent plus.

 

Dans tous les cas, c'est l'excès qui nui(t?). Irl ou IG il faut choisir. Un excès d'IRL est jouable? =d

 

Il me reste deux heures à rester dans ma chambre. Mes sacs à faire, j'ai envie d'aller faire de la frappe et puis j'aurai tellement voulu revoir une fille..

 

J'étais heureux quand je jouais avec mes lego :o J'étais la Nature, je donnais vie, je construisait, j'améliorai, rien ne me résistait, aucune plainte, aucun sentiment d'injustice, le calme régnait, pas de famine ( ce qui me touche pas, mais bon, faut bien exagérer pour donner forme )à moins que je le décide.

 

Là, c'est moi le lego qui me musèl SEUL, pas besoin d'aide, tékaté

 

Je n'arrive plus à m'exprimer, j'ai assez perdu de temps à essayer, et c'est déçu que je vous quitte, pour une belle période.

 

 

Si je te dis que je t'aime, ça changerai la donne?

 

Tant que tu continue d'essayer, c'est que tu as de l'espoir ma jolie, mais ça ne veux pas dire que ça va. Contrôler ses envies, c'est s'éloigner de la surprise, c'est ôter à la vie son goût. Je ne te comprends pas, mais c'est pas nouveau

 

 

 

 

 

 

 

  Allez, rentre dans ta pokéballe.

 

 

link

 

 

 

http://cdn0.lostateminor.com/wp-content/uploads/2008/05/fail-blog.jpgà mes fuites.

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